
Vous consultez la météo avant de partir : rien d’inquiétant. Vous la vérifiez quinze fois, renoncez à sortir malgré un ciel calme et passez la journée à imaginer la catastrophe : l’anxiété a probablement pris trop de place.
La frontière ne se situe pas entre « anxieux » et « pas anxieux ». Nous le sommes tous. L’anxiété devient problématique lorsqu’elle est disproportionnée, persistante ou lorsqu’elle vous empêche de vivre comme vous le souhaitez.
Regarder les conséquences
Combien de temps l’inquiétude occupe-t-elle ? Vous fait-elle éviter certaines situations ? Avez-vous besoin de demander souvent à être rassuré ? Votre sommeil, votre travail ou vos relations en pâtissent-ils ?

Le piège du soulagement immédiat
Éviter une situation, vérifier encore une fois ou demander une nouvelle confirmation soulage rapidement. Le cerveau peut alors conclure : « Heureusement que j’ai évité, c’était dangereux ». Mais le risque est qu’à long terme, le monde paraisse plus menaçant et la confiance diminue.
Ce mécanisme peut entraîner un cercle vicieux : ce qui soulage à court terme peut maintenir l’anxiété à long terme car on n’apprend pas à traverser ces situations autrement.
Quand demander une évaluation ?
Une consultation peut être utile lorsque l’anxiété rétrécit votre vie, provoque une souffrance importante ou organise le quotidien autour de l’évitement et du contrôle. Différents troubles anxieux existent et leurs manifestations se recoupent. Un diagnostic sérieux nécessite une évaluation clinique.

Comment les TCC peuvent-elles aider ?
Les TCC vous aident à comprendre votre anxiété : elles précisent les situations déclenchantes, les prédictions anxieuses, les réactions physiques et les comportements qui entretiennent la difficulté. Le travail peut associer compréhension, expérimentation et exposition graduée, à un rythme défini ensemble pour vous aider à dépasser la peur.
Vous pouvez consulter la présentation de cette approche et de son adaptation à la visioconférence.
