Consultations en ligne
Adolescents et parents d’ados
En tant qu’ado, on peut aller mal sans parvenir à expliquer pourquoi. On peut devenir plus anxieux, irritable, se replier, perdre confiance en soi, éviter certaines situations, ne plus vouloir aller au collège ou au lycée, dormir mal, se sentir constamment sous pression ou se sentir vraiment incompris.
Parfois, c’est l’ado qui demande de l’aide. Parfois, ce sont ses parents qui s’inquiètent alors que lui n’est pas certain d’avoir envie de parler à un psychologue.
Pour les adolescents :
Tu ressens du mal-être ? Quelque chose est difficile, prend trop de place ou t’empêche de vivre comme tu le voudrais ?
- l’anxiété, les crises d’angoisse, les peurs ou les pensées qui tournent en boucle ;
- le manque de confiance en soi, la peur du regard des autres ou le sentiment de ne jamais être à la hauteur ;
- une tristesse qui dure, une perte d’envie, de l’irritabilité ou l’impression d’être épuisé sans raison ;
- des émotions très fortes, difficiles à comprendre ou à maîtriser ;
- des difficultés au collège, au lycée ou dans les relations avec les autres : évitement scolaire, harcèlement, isolement, conflits, pression scolaire ;
- un événement qui a laissé des traces : agression, accident, violence, séparation, deuil ou autre expérience difficile ;
- une douleur chronique ou une maladie qui bouleverse le quotidien, les projets et parfois les relations avec les autres.
À savoir : je ne réalise pas de bilan diagnostique pour les troubles du neurodéveloppement (TDAH, TSA…).
En séance, on ne fait pas que « parler de tes problèmes ». Nous cherchons à comprendre ensemble tes ressources, ce qui déclenche ou entretient la difficulté, ce que tu fais déjà pour essayer d’y faire face et ce qui pourrait t’aider davantage.
Selon la situation, nous nous fixons des objectifs concrets : diminuer l’emprise de l’anxiété, comprendre et réguler tes émotions, modifier certaines pensées très dures envers toi-même, retrouver des activités qui comptent, améliorer l’affirmation de soi ou travailler un événement traumatique.
J’utilise notamment les thérapies cognitives et comportementales (TCC) et, lorsque c’est indiqué, l’EMDR. Les objectifs sont définis ensemble en séance : la thérapie n’a pas pour but de te rendre plus conforme aux attentes des adultes, mais de t’aider à t’épanouir, toi, en tant que personne à part entière.
Pour les parents : quand on ne sait plus quoi faire
Voir son adolescent aller mal peut être particulièrement déstabilisant. On peut avoir essayé de parler, de rassurer, de poser des limites, d’insister, de lâcher prise… et avoir malgré tout le sentiment que rien ne fonctionne vraiment.
Faut-il s’inquiéter de son repli ? Insister pour qu’il retourne en cours ? Respecter son besoin de solitude ou aller le chercher ? Comment réagir lorsqu’il refuse toute aide ? Comment poser des limites sans que chaque discussion tourne au conflit ? Jusqu’où protéger un adolescent anxieux sans renforcer malgré soi ses évitements ?
L’accompagnement parental permet de prendre du recul sur ces situations et de chercher des réponses adaptées à votre adolescent et à votre famille. Nous pouvons travailler sur la compréhension de ce qui se joue, la communication, les réactions parentales face à l’anxiété ou au retrait, les limites et l’autonomie, ainsi que les ajustements susceptibles de sortir d’un cercle vicieux devenu épuisant pour tout le monde.
Qui consulte au premier rendez-vous ?
Cela dépend de la situation.
La demande peut venir de l’adolescent, des parents ou des deux. Selon son âge et le motif de consultation, le premier rendez-vous peut commencer ensemble, puis prévoir un temps avec l’adolescent seul. Dans d’autres situations, une ou plusieurs consultations avec les parents peuvent être utiles avant ou parallèlement au suivi de l’adolescent.
Je peux aussi recevoir l’adolescent seul.
Je ne propose pas de thérapie familiale ou de thérapie de couple.
Par ailleurs, un suivi psychologique a peu de sens si l’adolescent a le sentiment d’être envoyé chez le psychologue pour être « corrigé » face à des « défauts » dont il serait porteur. Je pars de ce que vit l’adolescent et de ce qui lui pose problème, de sa souffrance, quel que soit son âge.
Confidentialité : qu’est-ce qui reste entre le psychologue et l’adolescent ?
Pour pouvoir parler librement, l’adolescent a besoin d’un espace qui lui appartienne. Le contenu des séances est donc strictement confidentiel.
Cela ne signifie pas que les parents sont tenus à l’écart. Avec le jeune, nous définissons ce qui peut être partagé : évolution générale du suivi, besoins repérés, ajustements utiles à la maison ou points qui nécessitent un échange commun. Des rendez-vous avec les parents peuvent être proposés lorsque cela aide le travail thérapeutique.
Si je suis préoccupée par un risque important pour la sécurité de l’adolescent ou d’une autre personne, la protection devient prioritaire. Je lui explique alors autant que possible ce qui doit être transmis, à qui et pourquoi.
Et si mon adolescent refuse de consulter ?
Vous pouvez consulter en tant que parent même si votre adolescent ne souhaite pas rencontrer de psychologue.
Cela peut permettre de mieux comprendre la situation, de distinguer ce sur quoi vous pouvez agir de ce qui ne dépend pas directement de vous, d’ajuster certaines réponses parentales et de réfléchir à la manière de lui proposer de l’aide sans transformer chaque tentative en bras de fer.
Dans certaines situations, ce travail parental suffit déjà à modifier une dynamique. Dans d’autres, il aide à préparer progressivement la possibilité d’un suivi pour l’adolescent.
La consultation en ligne avec un adolescent
La visioconsultation peut être particulièrement pratique pour les jeunes : pas de trajet, davantage de souplesse et la possibilité de parler depuis un environnement familier.
Elle suppose toutefois que l’adolescent puisse disposer pendant la séance d’un endroit où il ne sera pas entendu ni interrompu. La confidentialité est difficile à construire si un parent, un frère ou une sœur peut entrer dans la pièce à tout moment.
La téléconsultation n’est pas adaptée à toutes les situations. L’âge, la demande, l’adhésion de l’adolescent, la possibilité de s’isoler et la situation clinique sont évalués au début du suivi. Si un accompagnement de proximité est préférable, je vous l’indiquerai et nous réfléchirons à une orientation adaptée.
Accord parental et confidentialité : quel cadre pour un adolescent ?
Lorsqu’un adolescent est mineur, je vérifie avant le début du suivi qui exerce l’autorité parentale afin d’avoir les autorisations nécessaires. L’adolescent est lui aussi pleinement associé à la démarche : son accord et son implication sont essentiels au travail thérapeutique.
Le contenu des séances reste confidentiel, dans les limites liées à la protection du mineur et à sa sécurité.
Quand demander de l’aide rapidement ?
Certaines situations nécessitent de ne pas attendre un rendez-vous de téléconsultation : mise en danger, idées suicidaires avec risque de passage à l’acte, violences, intoxication, état de confusion ou urgence médicale.
En cas de danger immédiat ou d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112. En cas de détresse ou de pensées suicidaires, le 3114 est accessible gratuitement, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
D’autres lieux où un adolescent peut demander de l’aide
Un suivi psychologique en libéral n’est pas la seule porte d’entrée. Un adolescent peut aussi avoir besoin de parler rapidement, gratuitement ou près de chez lui, parfois sans savoir encore s’il souhaite commencer une psychothérapie.
- Les Maisons des adolescents (MDA) accueillent les adolescents et peuvent également recevoir ou conseiller leurs parents. Elles proposent selon les territoires de l’écoute, de l’évaluation, de l’accompagnement et une orientation vers les professionnels ou structures adaptés.
- Fil Santé Jeunes s’adresse aux 12–25 ans. Le 0 800 235 236 est gratuit et anonyme, tous les jours de 9 h à 23 h. Le site Fil Santé Jeunes propose également des informations et des espaces d’échange.
- Les Points accueil écoute jeunes (PAEJ) offrent également un accueil et une écoute de proximité aux jeunes qui traversent une période difficile.
- En cas de harcèlement ou de cyberharcèlement, le 3018 permet aux jeunes d’obtenir de l’aide et des conseils.
Ces ressources peuvent être utilisées indépendamment d’un suivi avec moi ou en complément de celui-ci.
Un premier rendez-vous pour faire le point
Le premier rendez-vous sert à comprendre la situation, à entendre la demande de chacun. Nous déterminons ensuite l’indication la plus adaptée à votre situation : suivi de l’adolescent, accompagnement parental, des temps communs ponctuels ou une autre orientation selon ce qui paraît le plus pertinent.
